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et cinq jours de vacances !
Le jeudi, fête musulmane, vendredi et lundi fêtes chrétiennes, comme quoi les religions ont du bon !
On en profite pour sortir un peu de notre brousse avec Marie…
Premier objectif de destination : Mwanza près du lac Victoria. Ayant appris que le jeudi serait férié le mercredi (dépendance de la lune oblige), nous nous décidons le mercredi et aussitôt le travail terminé, nous prenons i bus direction Babati, 1ere étape accomplie sans trop de mésaventures. Nous commençons à aller aux nouvelles à Babati, plus de place pour Mwanza le lendemain. Le bus part en effet d’Arusha pour poursuivre sa route vers Babati et il est déjà complet. Alors, nous regardons les autres alternatives avec notre ami de Dareda qui était dans le même bus que nous et qui s’appelle Fougasse !!(si si c’est vrai !!)… Plan A1 a échoué, tentons le plan A2, bus du lendemain matin pour Singida (entre 4 et 6 heures de piste) pour ensuite prendre un autre bus qui nous ménera à Mwanza… Le lendemain, toutes guillerettes, nous nous dirigeons vers notre ami Fougasse pour tenter de prendre des places pour le bus de Singida. Après petite négociation des prix, nous arrivons à avoir trois places et l’agent nous certifie que nous aurons des places. Après une heure et demie d’attente, notre bus arrive enfin…plein ! Débordant même si je puis m’exprimer ainsi… Plan A2 échec. Nous nous faisons rembourser et attendons le suivant…Il arrive quelques minutes après…Plein !! Nos nerfs d’européens commencent à s’éveiller, nous décidons d’aller boire un thé (toujours avec Fougasse avec qui nous sommes désormais intimes et que nous prénommons désormais Fougui), ce dernier est encore plus désolé pour nous que pour lui. Nous prenons le décision de changer de destination et en informons Fougui. Direction Karatu désormais près du parc du Ngorongoro , petite ville. Nous montons dans un bus, sans payer les tickets (eh, un peu expérimentées désormais, en promettant de payer quand le bus démarrera). Bonne décision car Fougui revient en nous disant que notre choix de bus n’était pas terrible car nous n’étions pas là de partir, pas avant une heure et demie. Il est déjà onze heures, aussi nous suivons ses conseils et prenons le bus MTEI, une des meilleures compagnies ici, où nous avons les places du fond et où bien sûr le prix énoncé n’a pas été le prix payé (cette fois en notre défaveur) mais que faire, le bus est déjà loin… Quelle aventure.
Nous arrivons ensuite à Makyuni, intersection où nous devons changer de bus. Nous ne nous laissons pas abattre, avons retrouvé notre bonne humeur et après une petite partie de cartes dans un bar que nous connaissons, nous déjeunons. Puis tranquillou, allons voir si un bus arrive. Je ne peux évoquer ici toutes ces rencontres de gens que nous faisons, dans les rires à chaque fois ! Après avoir hésité entre plusieurs alternatives, nous prenons un petit bus (bondé) pour Karatu. Je suis assise à la pire place : au milieu des sièges devant, ce qui fait qu’il faut se lever à chaque arrêt mais je suis entre deux bonhommes qui me font bien rire alors ce désagrément est très vite oublié ! On fait vite connaissance avec plusieurs personnes dans le bus, une jeune fille nous achète des bananes à Marie et à moi.
Enfin, notre destination : KARATU, victoire !
Un bon soda et ca repart ! Nous rencontrons alors Josephat, gentil garçon qui nous accompagne pour nous montrer la guesthouse où nous allons logé, avec qui nous reboirons une bière quelques jours après.
Et là, un très bon week end s’annonce. Petit bar local où nous trouvons de la nyama choma (viande bœuf ou de chèvre grillée), direction la cuisine pour choisir son morceau et peser, puis une demie heure après c’est prêt ! Et là, ce que nous n’espérions plus arriva, il y avait du vin rouge ! Encore une fois, il est difficile de décrire toutes ces rencontres : deux mamas attablées derrière nous, une serveuse pince sans rire, le cuisinier, quelques guides de touristes (Karatu est l’escale privilégiée des touristes après Arusha).
Vendredi après midi, après avoir lu un petit article dans un livre sur la Tanzanie, nous décidons d’aller au Centre Iraqw d’Art et Culture de Sandemu à environ 5 km de là. De nouveau, un petit bus où nous rencontrons deux jeunes filles qui nous montrent l’arrêt ainsi qu’un Babu rigolo avec plein de ,ais dans sa barbe. Nous voilà au bord d’une route, au milieu de nulle part avec un panneau et voilà. un petit groupe d’enfants nous escorte et nous marchons ainsi deux kilomètres tout en discutant. Ca fait du bien d’échanger avec des enfants sans qu’ils vous demandent de l’argent, un stylo ou un cadeau. Karatu est en effet très touristique et mes concitoyens encouragent cette mendicité en balançant des billets ou stylos par les fenêtres. Je ne suis pas sûre que ces touristes aimeraient voir leurs enfants quémander comme cela sans arrêt ; bref fini pour le coup de gueule, il faut le voir pour le croire.
Je disais donc escortés par quelques enfants, nous arrivons non pas dans une boutique de souvenirs ou dans un petit musée comme nous l’avions peut être imaginé mais dans une maison, chez Gabriel et Pendaeli (amour de Dieu), un couple adorable de Wairaqws, l’ethnie principale de cette région (et aussi de la plupart de mes amis) qui ont choisi de promouvoir le tourisme local. Discussion simple pour s’introduire les uns les autres, on se sent comme à la maison,ils nous expliquent ce qu’ils font, comment est né ce projet. Puis nous partons voir la maison qu’ils ont construite derrière pour montrer comme les gens de cette ethnie vivaient auparavant. Une maison toute décorée, en terre et non en paille (les Masai brûlant les maisons autrefois et ceci est plus difficile à brûler), un coin pour la mère et les enfants, une autre literie pour le père. Démonstration pour écraser les grains de mais en farine, base de la préparation de l’ugali. Marie et moi nous mettons à l’œuvre, pas facile ! Puis petite ballade derrière chez eux, à un endroit etonnant où l’érosion a fait son travail et où nous pouvons voir différentes strates de terre, Gabriel nous explique comment ils ont essayé d’aménager cet endroit pour récupérer au maximum l’eau de pluie qui aide à la fabrication des briques, la terre étant très bonne à cet endroit pour ces matériaux.
Nous nous mettons d’accord pour une randonnée campagnarde près de la forêt du Ngorongoro le lendemain. Cinq bonnes heures de marche à travers les champs de maïs, caféiers, bananeraies, petites habitations modestes et grand contraste lorsque l’on arrive dans un lodge de touristes à….attention les oreilles environ 260 dollars par tête pour dormir une nuit, l’hôtel est complet.
Nous choisissons de dormir chez Gabriel et Pendaeli qui sont si contents de nous recevoir. Habitation modeste mais d’un bon standard pour le pays, sans électricité. Nous inaugurons leur nouveau système d’eau chaude et ils en sont ravis. Ils ont fait ça pour les invités/touristes. L’eau chauffe quand l’on fait la cuisine au charbon à travers les tuyaux d’eau…Et ça marche super bien ! Ensuite, très bon moment autour de la préparation du repas avec les enfants et les parents, on essaie de mettre la main à la pâte, ce qui est très apprécié. Les enfants sont adorables, aident les parents. Tous des garçons, il y a là enfants et petits enfants qui ont souvent le même âge, pas une fille ! Pendaeli nous décrit sa famille, six filles et deux garçons, les deux derniers, leur travail, leur mariage ou non, etc. Elle est contente de recevoir des touristes qui parlent le swahili. On sent qu’ils sont heureux de recevoir. Nous sommes reçues comme des reines. Nous mangeons avec le père et les enfants et la mère un peu en retrait comme le veut la tradition. Le mets est excellent, nous n’avons pas déjeune et la faim commençait à se sentir : de la viande, des pommes de terre, du chou et du riz.
La pluie est tombée toute la nuit et quelle pataugeoire le lendemain pour revenir jusqu’à la route bitumée (car en l’occurrence à Karatu, le bitume est présent, eh oui, fréquentation des touristes oblige !)
Retour vers Dareda non sans mésaventures, discussions et rencontres. Changement de bus pour raison de sécurité avec Marie !
Contentes de rentrer à la maison, nous sommes conviées à l’anniversaire de mon petit voisin Inno qui souhaite partager son gateau.
Le dimanche, bon gueuleton à la française, Marie nous a préparé un bon gratin dauphinois, je me suis occupée de la barbaque ! Temps pluvieux, petit film et virée au village l’apm.
Retour au boulot le mardi sur les chapeaux de roue !! Bonne semaine !
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Publié à 06:04, le 26/03/2008 |
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| Ca fait longtemps effectivement. De l’eau a coulé sous les ponts. Je vais bien, je suis rentrée quelques temps dans les contrées de mon enfance pour un petit retour aux sources. Ca a d’ailleurs été très profitable pour le moral et aussi pour les kilos ! Fêtes de fin d’année, retrouvailles entre amis et familiales obligent, les petits plats ont été mis dans les grands (voire très grands), je ne peux énumérer là toutes les gâteries auxquelles j’ai regouté, pas un seul jour sans un verre à la main. Bonne remise en cause également, psychologiquement ca fait pas mal travailler.Et retour en Tanzanie…avec le sourire et le soleil dans le cœur. Quel ne fut pas mon déchirement avant ces vacances en voyant la voiture de l’Hôpital s’éloigner…avant de me raisonner et de me dire « ce n’est pas définitif, un mois seulement » mais cela m’a donné un bon aperçu d’un éventuel départ définitif de cette terre d’Afrique. Pas prête pour le moment. Le retour en France fut aussi joyeux, qu’il est bon de retrouver les siens et de constater avec plaisir qu’ils n’ont pas changé et que sur un autre coin de la planète, vous comptez pour des personnes qui vous connaissent bien, avec qui vous avez mille souvenirs et tant de terrains d’entente.Quel plaisir de passer une après midi avec une amie, refaire le monde... Quel plaisir que de boire un petit apero à l’heure du marché un samedi matin avec un bon saucisson... Quelle joie d’aller assister à une représentation de théâtre, une séance de cinéma. Petits plaisirs, simples bonheurs que j’ai retrouvés. Quelle facilité de déplacement par ailleurs. Tant d’abondance, tant de lumières, consommation à outrance lors des fêtes de Noël et des soldes, rudesse de certaines personnes (vrai choc culturel, les gens ici en Tanzanie cherchent tellement toujours à vous faire plaisir, comme si l’objectif c’était rendre l’autre heureux et satisfait. Si vous vous trouvez dans un bar qui ne fait pas restaurant et que vous sentez que la faim vous gagne, pas besoin de bouger, pas de problème, au fin fond du village, dans une petite maison qui est en fait une boutique, la serveuse, ou un enfant vous trouvera à manger…En France, c’est «Tu n’as pas le droit de manger un sandwich dans mon bistrot ! »)Quelques faits amènent à réfléchir et été me font me demander dans quelle partie du globe je me sens le mieux. J’ai alors réalisé que ces deux mondes coexistaient. C’est très difficile à retranscrire, à expliquer, c’est comme si ma vie en France avait été interrompue, qu’une nouvelle vie avait fait surface mais pour mon petit esprit, c’est dur de concevoir que la vie continue dans la partie du monde où je ne suis pas… Bref…Retour en fanfare en Tanzanie…. Gaspard, Marceli et John fidèles au poste à l’aéroport, j’étais tellement heureuse en voyant qu’ils m’attendaient. Une minute de marche ensemble a suffi pour réaliser que j’étais en Afrique, j’en ai d’ailleurs fait la réflexion et on a bien rigolé à quatre ! Ici, il fait chaud, on marche « polepole », ce n’est pas comme dans ces grands aréoports ( ;)), pardon aéroports européens.Quelques heures après, arrivée de Marie, jeune française chargée de faire une étude sur le matériel envoyé par l’association. Elle reste jusqu’au 7 avril, et nous partageons beaucoup ensemble.Retour à Dareda, retrouvailles avec les amis : Willy bien sûr, Nyangay mon p’tit fiancé d’un an (les parents m’ont attendu pour la célébration de son anniversaire que nous avons fait quelques jours après), Sus’, Francis, et tous les autres.Depuis au niveau professionnel, c’est un peu dur. L’Hôpital a en effet désormais un nouveau statut d’Hôpital de District et à ce titre, va apparemment dépendre à 100% du Gouvernement, ce qui me fait bien peur quand je vois la façon dont le gouvernement gère les institutions de santé qu’il a déjà sous son aile.Côté vie privée, nous avons donc célébré l’anniversaire de Nyangay, un an. D’habitude, ici, les anniversaires ne se célèbrent pas. Peu de gens savent à quelle date et quel mois ils sont nés, parfois certains ne connaissent même pas l’année. Pas mal de ballades en moto, découverte du pays pour Marie (qui y prend goût !).Un bref séjour à Arusha la semaine dernière, ravitaillement de l’Hôpital oblige…
Ce week end, nous avons fêté nos anniversaires, samedi… En bonnes françaises, on ne peut pas faire cela sans cuisiner. Nous avons donc cuisiné du matin à l’arrivée des invités et ce fut un bon moment. En voici quelques photos…
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Publié à 07:08, le 10/03/2008 |
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Le soleil brille, tape, nous sommes normalement en saison des pluies, eh bien les dernieres gouttes n'ont pas pointe leur nez depuis un quelques jours... comme mes nouvelles j'admets.
Apres un an et quelques mois ici, je commence enfin a me sentir a l'aise dans ce poste si charge en responsabilites. Pas facile au jour le jour de resoudre des choses dans un milieu de reference different du sien, adaptabilite est de rigueur et tout en gardant ses ideaux, l'abstraction (et non l'abandon) de certains principes parfois est obligatoire.
Toujours pas de comptable, cela fait maintenant 9 mois, pas mal pour un hopital de 200 lit et 170 employes, nous attendons desesperement que le proprietaire de l'Hopital nous en nomme un, en vain. En ce moment neanmoins, audit financier de l'institution. Les deux ptits gars qui subsistent en compta ne choment pas, les 35 heures je vous avoue qu'on connait pas vraiment ici.
Toujours visites regulieres de partenaires, le suivi sur le terrain est vraiment important pour opitmiser l'aide et faire que certaines choses ne tombent pas aux oubliettes.
Les ressources humaines ensuite occupent toujours une grosse partie de mon job ici et je suis contente de bien m'entendre avec mes collegues sur ces points.
Nous avons commence a construire deux nouvelles maisons d'employes, comme l'un des projets de l'Hopital est de recruter bientot. Le turnover est toujours aussi important ici, la solution de plus en plus claire et affirmee pour moi reside vraiment dans former le personnel local, qui lui va rester. Le probleme : les couts de formation qui representent parfois plus de dix fois un salaire plus que moyen. Incroyable. Et les salaires des professeurs/instituteurs tanzaniens ne volent pas bien haut. C'est plus facile de diriger un pays dont les habitants restent dans l'ignorance. Je ne comprends parfois vraiment pas ou ces sommes si importantes depensees par les touristes dans les parcs animaliers nationaux vont. Les gens au pouvoir, ah oui ils ont du bide, c'est viande matin et soir pour eux. Sans commentaire. Je suis encore en phase de decouverte, je ne sais pas si cote nous pouvons etre bien fiers de notre systeme en tous les cas, il a des failles c'est sur mais nous ne sommes pas mal lotis a mon avis. La question reste ouverte.
En dehors de ma vie a l'Hopital, il y a ma vie au village ou je passe beaucoup de temps. C'est le meilleur moyen de connaitre les gens, de se faire des amis, une bonne distraction. Quelques bieres (quand un chtimi est d'sortie, quo qui bot a vous avis? Y bot un d'mi!Y bot 1 d'mi!), de bons repas (de la barbaque), des plaisanteries, des courses, l'apprentissage du francais (et pour moi du kiirak, langage local) toujours ma moto, ce week end je suis allee a Babati avec mon ami Justin, chez le tailleur, au garage, faire du shopping(Ca te rappelle rien Malo le shopping du samedi apm?)!! Je suis revenue au village sous la pluie, ce qui a bien entendu bien fait rire les gens! Justin est un ami qui travaille a Baccho a environ10 km de l'Hopital. C'est un projet initiee par une organisation allemande, un projet de formation des fermiers locaux a l'agriculture integree. C'est vraiment un beau projet, le probleme est toujours et toujours la sustainibilite de ce projet, la rentabilite, l'avenir, les possibilites pour ce projet de se subvenir a lui meme. La dependance a d'autres partenaires, c'est un gros probleme ici mais ca fait finalement partie de la culture ici. On partage les salaires avec la famille au sens elargi du terme et meme si le petit frere ne travaille pas et reste a la maison, il recevra sa part sur le compte du plus grand qui se tue au travail. Solidarite... et aussi ses vices, si l'on peut s'exprimer ainsi. Mais a long terme..? Pour ce projet c'est pareil, il faut que cette organisation allemande les accompagne a envisager/realiser leur futur. Il pourrait y avoir de bonnes idees pour creer des sources de revenus.Le probleme aussi quand vous dependez de partenaires c'est qu'au debut, vous signez un contrat, et qu'il y a parfois des conditions tres strictes qui a mon avis bloquent parfois les possibilites pour un projet de se subvenir a lui meme.
En dehors de tout cela, pas de grande excursion ces derniers temps, juste un sejour de quelques jours a Arusha la semaine derniere, achat de materiaux divers pour ces maisons d'employes, reparations du camion, medocs, etc.
En vous souhaitant un excellent week end,
Je pense bien a vous!
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Publié à 08:34, le 29/11/2007 |
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Ok j'avoue que mon dernier article n'etait pas gaigai... Mais rassurez vous, je continue a m'epanouir pleinement dans ce pays.
Disons que je plonge de plus en plus dans la vie des gens d'ici, a travers la vie du village par exemple.
C'est un plaisir pour moi de descendre au village apres une grosse journee, aller faire mon petit marche (j'ai mes copines maintenant au marche et discute avec elle en swahili, on rigole bien !), aller saluer le tailleur, aller dans les petites boutiques pour acheter des oeufs, de la farine, etc. et puis surtout partager un bon repas avec quelques amis. Le plat que j'ai decouvert voici bien trois semaines maintenant : le kitimoto... ou ragout de porc avec des legumes (et des frites, je n'oublie pas mes racines...que voulez vous y a des choses qui sont ancrees et immuables). On choisit un beau morceau de viande, sans os, on passe la commande et apres une heure de cuisson, ce delicieux mets arrive. On mange sans couverts bien entendu dans un grand plat rond, un delice et un bon moment de regal entre amis (mes deux principaux "partenaires de kitimoto" doivent a eux deux peser pas loin de 300 kg!!)De bonnes discussions autour d'un bon repas a propos de la famille, de la politique francaise, puis un match de foot et une petite biere. Plaisir simple de la vie, il ne m'en faut vraiment pas plus.
Les coupures d'electricite et le manque d'eau sont de plus en plus presents ici avec le retour de la saison seche. Pas mal de visiteurs a l'Hopital en ce moment, ca n'arrete pas. Ainsi nous avons accueilli le responsable de la region, puis l'Eveque grande fete qui est venu pour la premiere fois a Dareda. Il en a profite pour visiter l'Hopital et benir les nouveaux batiments, dont le nouveau bloc operatoire. Les gens etaient tres contents, chantaient, dansaient, le soleil etait eclatant.Je suis ensuite allee chez deux amis, Sarah (infirmiere a l'Hopital) et Julius pour la confirmation de leur fils. Quelle gentille famille, c'etait un bon moment. Julius est mecano et est deja alle en Europe, en Angleterre pour quelques semaines, c'est rare que les gens voyagent ici. Je pense que 90 % des Tanzaniens ne sont jamais sortis de Tanzanie si ce n'est plus meme pour aller au Kenya. Certaines personnes a Dareda n'ont jamais depasse la petite ville de Babati qui se situe a une heure d'ici. L'avion, c'est carrement inabordable pour eux, ca represente pour certains plus d'un an de salaire.
Puis je suis allee accueillir des allemands a l'aeroport venant de deux organisations partenaires de l'Hopital. Un couple tres sympa qui avait deja passe un an a l'Hopital dans le passe (elle est infirmiere, lui est chauffeur d'engins, il travaillait a l'atelier) avec une amie de l'organisation et leurs deux enfants. C'etait vraiment interessant d'echanger sur leur experience.
Deux infirmieres allemandes d'une autre organisation sont arrivees en meme temps pour passer trois semaines a l'Hopital, super gentilles. Interessant pour elles de voir le terrain, l'Hopital, les "outreach clinics" (quand le personnel va dans les villages voisins directement pour faire des vaccinations ou conseil/test sida), etc. A leur retour, deux de nos infirmieres vont aller un mois travailler dans leur Hopital, c'est vraiment une grande chance!
Sinon, pour me permettre parfois de sortir un peu de Dareda, j'ai achete une moto! Et c'est vraiment chouette bon meme si ici, c'est vraiment du motocross! C'est vraiment genial d'aller dans les petits chemins, ca me permet de me changer les idees, decouvrir d'autres paysages, d'autres odeurs, et de voir du pays!
Le temps est magnifique ici, mais les gens attendent avec GRANDE impatience la saison des pluies car tout est si sec, si brule. Elle est censee arriver a la fin du mois, ou debut novembre, ca depend des annees. Ils me demandent toujours a quel moment est la saison des pluies en France. Je leur explique qu'il n'y en a pas vraiment et qu'il pleut environ tous les mois.. Leur reve...
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Publié à 10:49, le 3/10/2007 |
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La mort frappe et refrappe…Voici une page noire mais l’écriture parfois aide à soigner les maux… Les morts d’enchaînent ici depuis quelques temps, c’est un aspect qui me marque tellement ici. Mort du frère, de la soeur, de l’enfant d’un employé ou d’un ami est presque plus commun que la mort d’un père ou d’une grand mère. Et aujourd’hui, la faucheuse s’en est prise à l’un de nos employés. Il y a trois semaines, décès d’un adolescent de 14 ans qui aurait pu être sauvé mais qui ne l’a pas été par négligence ou manque de moyens des parents (Pourquoi gaspiller l’argent réservé a nourrir 10 enfants qui attendent a la maison pour le salut d’un seul ? Eh oui, question cruelle mais le réalisme est plus que présent ici)… Le pire, c’est que mourir à cet age n’est pas si anormal ici, ça arrive souvent... La semaine dernière, c’était le frère d’un employé. Il y a deux jours, l’employée de la banque où nous allons toutes les semaines alors morte lors de son accouchement, le papa perd non seulement sa femme mais aussi le bébé qui devait naître. La vie est vraiment dure ici et la mort appartient malheureusement presque au quotidien des tanzaniens. Maladie, accidents, empoisonnements, et brusquement, un en moins ! La vie ne tient qu’à un fil. Ca rend triste, ça fait réfléchir, les familles continuent à vivre, « grâce a Dieu », Mungu atasaidia (Dieu aidera)…A méditer.
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Publié à 10:09, le 5/09/2007 |
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et bien!! Bon d'accord, ca fait un bout de temps que je n'ai pas de nouvelles, mais me voici!
Depuis tout ce temps, je me suis epanouie de plus en plus en Tanzanie.
Mi juillet, je suis allee a un seminaire a Moshi sur les unites de perfusion. En effet, l'Hopital fabrique ses propres perfusions, ce qui est un point fort. Il y a bien une trentaine d'annees, une ONG allemande a apporte le materiel necessaire a l'Hopital pour fabriquer celles ci. Regulierement, cette ONG organise des cours de rafraichissement pour les employes qui travaillent dans cette unite et cette annee, medecins responsables et administrateurs etaient aussi invites. J'y suis donc allee et ai appris beaucoup de choses, entre autres nous aimerions construire une batiment separe a l'Hopital pour cette activite et beaucoup de criteres sont a respecter. Ca m'a permis aussi de rencontrer d'autres administrateurs, docteurs responsables, matronnes d'autres Hopitaux et c'est toujours tres bon d'echanger.
Et puis ensuite j'ai passe trois semaines merveilleuses. Cinq amis ont debarque en Tanzanie et nosu avons fait plein de choses. Nous avons d'abord fait les parcs du Manyara et Ngorongoro. Ca fait maintenant plusieurs fois que je les vois mais a chaque fois de nouvelles decouvertes, ce n'est jamais le meme scenario et je regarde a chaque fois cette nature de facon emerveille, ces grands espaces vierges dans lesquels s'epanouissent tant d'animaux...Et encore nous voyons les plus gros, nous n'imaginons pas ce que le monde des insectes ou encore des oiseaux cache dans cet univers... Quel bonheur de retrouver mes amis dans cet atmosphere! De bons fous rires, de bonnes frayeurs (notamment avec les elephants), du soleil, bref que du bonheur!
Puis depart vers l'ile aux epices... En bus, voyage un peu long, 11 heures, mais sans embuches, chauffeur (conducteur) prudent... Dar Es Salaam, grosse ville sans attrait a mon avis comme beaucoup de ville en Afrique... Je me souviens de Ouagadougou ou Bobo Dioulasso au Burkina, meme Arusha n'a pas vraiment de charme a mon sens...Direction Stonetown ou se trouve le port de Zanzibar en ferri... Temps magnifique, eau turquoise, le reve!! Visite d'iles, plongee, on a meme nage avec des dauphins...c'est y pas la classe ... Aventures difficiles a relater a travers les mots mais t.riche.. Monde touristique certes mais habitants tres gentils... Bonne bouffe, bons cocktails. Puis depart vers le nord de l'ile, Nungwi, palmiers, sable blanc, recocktails, baignades, bons moments entre nous, ca faisait longtemps et que c'est bon de retrouver ceux qu'on aime...
Puis viree a Dareda (apres un dernier parc, le Tarangire) que l'on a tous beaucoup apprecie. Montrer ou je vis, ou je travaille, presenter mes collegues et amis,faire partager ma facon de vivre ici a ete tellement important pour moi... J'ai repris le boulot immediatement mais en douceur avec la presence de mes amis. Contente de leur faire decouvrir l'autre cote de la Tanzanie, le cote sans boule a facettes, sans touristes, sans route bitumee, le cote simple et chaleureux de ma cambrousse, le swahili, la gentillesse des gens, les differents metiers, la nourriture non europeanisee, les montagnes ou je vis!
Puis retour pour eux vers la France...Encore un depart qui comme je l'aurais cru me dechirerait et...non curieusement! Pourquoi? Tout d'abord je me suis interdit de verser ne serait-ce qu'une larme : ne suis pas la plus gatee d'avoir des amis pareils qui debarquent dans le fin fond de l'Afrique sans savoir ou ils vont tomber mais qui n'hesitent pas une seule seconde pour venir me voir? (Bon c'est vrai qu'ils auraient pu tomber pire en Afrique mais ca ils ne le savaient pas vraiment avant d'arriver). Et puis j'ai vraiment eu pendant cette periode le sentiment d'avoir partage quelque chose d'intense avec mes amis, d'avoir accompli quelque chose. Un retour apres deux ans d'"exil" ne va pas etre facile et avoir des personnes qui sont venues ici et qui ont partage ma vie d'ici est important. Ensuite, a travers une amitie si forte, d'autres bons moments comme ceux que l'on vient de vivre se reproduiront de facon certaine... Alors pourquoi etre triste? Je continue ma route ici et mes decouvertes, ils ont repris le boulot chacun de leur cote. Aucune envie de repartir en France avec eux entre autres parce que je deteste la periode septembre / octobre en France, la rentree, le debut de l'automne a toujours ete une periode morose pour moi!! Derniere raison (last but not the least) : je me sens bien ici, je suis heureuse.
Asanteni sana FE, CQP, MC, NK et PP!!
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Publié à 09:56, le 31/08/2007 |
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Bonjour a tous,
Quelques nouvelles de la ville ou je suis maintenant depuis plus d'une semaine, nous reparons le camion de l'Hopital et ce n'est pas de tout repos. La cle du succes : la patience. Je m'epate moi meme.
Experience interessante neanmoins et vraiment le fait maintenant de me debrouiller en kiswahili, c'est tres enrichissant. Hier par exemple, situation interessante. J etais en dehors de la ville au garage, j en avais ras le pompom, je dormais a moitie dans la cabine du camion quand je suis allee marcher un peu, j ai commence a discuter avec un mecanicien qui n avait pas de boulot, il m a offert un cafe et on parlait de la France et d'ici, de la nourriture, des animaux, du nombre de femmes qu'il avait et d'enfants, des prix ici, de la vie en general puis peu a peu de plus en plus de mecaniciens s'agglutinaient autour de nous, ecoutant et posant des questions, a la fin ils etaient presqu'une trentaine!! C'est dur a retranscrire a travers les mots mais pour moi c'etait intense, et je me rendais compte a ce moment que j etais en train de realisais une partie de ce que je cherche a travers mon experience ici (la quete du graal!!), comme quoi c'est tout simple la vie. Quelques minutes avant, je m'ennuyais dans ce garage au milieu de nulle part, au milieu des soudures, des autres mecanos, des voitures en reparation, de la graisse et puis il suffit de s'asseoir sur un banc avec quelqu'un et de commencer a parler, partager le the, plaisanter un peu et vous etes combles!
Je me sens bien ici, neanmoins j'ai hate de retourner a Dareda, a la maison ou beaucoup de taches m'attendent!
Allez un bon dima'che!
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Publié à 08:17, le 1/07/2007 |
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 Ok ok….Ca fait longtemps…que dis-je très longtemps !! Tout va bien pour moi, rassurez vous. Bon, je suppose que maintenant que nous avons un nouveau président, vous voyez la vie en rose et qu’il est en train d’appliquer méticuleusement toutes ses promesses… Qui a dit balivernes ? Qui vivra verra ne dit-on pas ?
Bref je pense que l’on vous a assez rabaché les oreilles avec ces élections, les SHOWS médiatiques sont finis, revenons un peu à nos moutons (reportage sur le saucisson d’Ardèche ou bien la jeunesse d’un escargot de Bourgogne…Ah ce bon PPDA, il ne me manque pas !Par contre les escargots si !avec une petite sauce au beurre et à l’ail …) Je ne sais en fait pas par où commencer…Reprenons là où je vous ai quittés…
Mes parents ont débarqué fin avril, j’en ai profité pour prendre deux semaines de vacances. Les retrouvailles, la joie de passer du temps ensemble et on en a profité pour aller voir un peu du pays. Nous avons commencé par les parcs, c’était magnifique, comme on dit souvent les mots ne suffisent pas, c’était… comme si l’Arche de Noë venait de s’échapper…et avaient trouvé leur paradis…Cratère du Ngorongoro, parc du Serengeti où l’on se croirait en plein reportage animalier, déjeuner au beau milieu de centaines de zèbres et de gnous, c’est assez extraordinaire…J’essaierai de mettre prochainement quelques photos sur ce blog.Puis nous sommes partis vers l’Ile de Zanzibar…D’abord nous sommes restés à Stonetown, ou la ville principale de Zanzibar…Comme je le narrai déjà à certains d’entre vous, imaginez vous en pleine nuit dans des petites rues étroites où seuls piétons et cyclistes peuvent passer, en t shirt, levant la tête, apercevant au dessus des créneaux des maisons des milliers d’étoiles, contemplation bercée par le chant (pas toujours juste il est vrai) du muezzin…On s’attend à voir arriver le bel Alladin et son tapis magique ! On a fait quelques excursions, en petit bateau typique par exemple, nous sommes partis faire le tour de quelques petites îles aux alentours, et j’ai fait mon baptême de plongée, enfin je ne sais pas si on peut appeler ça plongée, masque et tuba seulement….et pour la première fois de ma vie, j’ai découvert le monde sous marin en live de l’Océan Indien…Emerveillement total, ces dizaines et dizaines de poissons, de toutes les couleurs, avec des rayures, des poissons clowns, des poissons ballons, des poissons lions, des bancs de petits, des étoiles de mer, des coraux, des coquillages, etc. Le temps s’arrête, film couleurs sans son, bercée par les flots sans même penser à remuer les pieds, contempler cette merveille de la nature. Quelle joie….le soir en découvrant nos beaux coups de soleil !! Je peux vous dire que ma peau de nordiste en a connu des coups de soleil mais à ce point…Aie aie aie ! Heureusement ce n’est qu’un mauvais souvenir, ne dit on pas que tout expérience est enrichissante ? Ce soleil ne m’y prendra pas deux fois, je vous le garantis ! Fin du séjour à Dareda, où l’on ne risquait pas de prendre des coups de soleil car malheureusement il a plu pendant trois jours. Cependant, je pense que mes parents étaient contents de voir où je vivais, rencontrer les gens avec qui je travaille, etc.Séparations un peu difficile puis période de remise en cause. Vivre loin de sa famille, même si c’est l’accomplissement d’un rêve, ce n’est pas tous les jours évident…
Du coup, ça cogite après et puis moi avec ma philosophie de « la vie est trop courte, fonce ! », on se pose beaucoup de questions justement car la vie est courte peut être…
Depuis j’ai réinvesti mes fonctions à l’Hôpital. C’est toujours aussi varié : gros sujet en ce moment « L’ajustement des salaires », un merdier…. Et puis, proposition de projets aux partenaires, recherches de devis avec les difficultés locales (milieu rural, pas beaucoup d’ « entreprises », notion du temps tanzanienne, etc), réparation prochaine du camion de l’Hôpital, rédaction de contrats divers, suivi des projets sur le terrain et rapports financiers, organisation d’événements avec la petite asso locale de Dareda (prochainement, deux journées sensibilisation sida dans deux villages voisins), petite fête d’au revoir, un peu de compta, et des tâches inimaginables parfois vues de loin, héhé.
Hier, avec le médecin responsable, nous sommes allés à Mbulu pour dire au revoir à un volontaire d’une grosse asso partenaire qui nous a bien épaulés à l’Hôpital. J’ai alors eu la chance de rencontrer pour la première fois l’Evêque qui est un homme…petit par la taille mais à mon avis si grand par ailleurs ! Très accessible, attentionné, nous avons parlé un moment ensemble et j’étais très contente. Et attention y avait là le gratin, et on a bu du vin !! (non je ne m’en suis pas privée, il était pas mauvais d’ailleurs !). Ca a fait du bien de sortir un peu de Dareda même si les voyages sont quand même pénibles ici. Les touristes ne voient que les belles routes goudronnées, mais hélas ces routes ne représentent que 5% des routes du pays peut être même pas. Le bon côté est que la saison des pluies est terminée, on ne peut donc rester embourbés, l’autre problème c’est que les routes ou pistes sont défoncées et donc à l’arrière avec l’odeur du diesel transporté la veille pour les besoins de l’Hôpital, je vous laisse imaginer le tableau. Deux heures de voyage et vous êtes crevés pour la journée.Plus d’étudiants en médecine en ce moment et ceux qui sont passés me manquent pas mal.
Mais bon, je me sens quand même de plus en plus à l’aise ici grâce en grande partie à mes progrès en swahili , j’arrive à comprendre maintenant le sujet d’une conversation même si pour m’exprimer comme beaucoup d’autres langues, c’est parfois un peu dur. J’essaie toujours d’agir avec comme objectif le développement de l’Hôpital, il y a bien entendu des moments de découragement mais je vois davantage la vie en rose qu’en noir (sans jeu de mots). Un grand Monsieur m’a dit et écrit un jour « Tu veux donner mais tu reçois 10 fois plus », je salue ce grand Monsieur s’il vient parfois visiter mon blog. Ce grand Monsieur me manque beaucoup (Ehhh !! Le Glaude , quand reviens tu nous cuisiner des bananes flambées ? Et prendre ta revanche au Yathsée ?)Mil, Cecel, Rillette, Isa et Julien, je décompte : J-46 !!Gros bisous à tous !
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Publié à 07:09, le 15/06/2007 |
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