Céline en Tanzanie
De façon plus ou moins régulière, suivi de mon aventure en Tanzanie, du projet, de la découverte de nouveaux horizons, d'une nouvelle culture, en essayant de restranscrire au mieux possible mes émotions...

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Week end de Pâques

et cinq jours de vacances !

Le jeudi, fête musulmane, vendredi et lundi fêtes chrétiennes, comme quoi les religions ont du bon !

On en profite pour sortir un peu de notre brousse avec  Marie…

 

Premier objectif de destination : Mwanza près du lac Victoria. Ayant appris que le jeudi serait férié le mercredi (dépendance de la lune oblige), nous nous décidons le mercredi et aussitôt le travail terminé, nous prenons i bus direction Babati, 1ere étape accomplie sans trop de mésaventures. Nous commençons à aller aux nouvelles à Babati, plus de place pour Mwanza le lendemain. Le bus part en effet d’Arusha pour poursuivre sa route vers Babati et il est déjà complet. Alors, nous regardons les autres alternatives avec notre ami de Dareda qui était dans le même bus que nous et qui s’appelle Fougasse !!(si si c’est vrai !!)… Plan A1 a échoué, tentons le plan A2, bus du lendemain matin pour Singida (entre 4 et 6 heures de piste) pour ensuite prendre un autre bus qui nous ménera à Mwanza… Le lendemain, toutes guillerettes, nous nous dirigeons vers notre ami Fougasse pour tenter de prendre des places pour le bus de Singida. Après petite négociation des prix, nous arrivons à avoir trois places et l’agent nous certifie que nous aurons des places. Après une heure et demie d’attente, notre bus arrive enfin…plein ! Débordant même si je puis m’exprimer ainsi… Plan A2 échec. Nous nous faisons rembourser et attendons le suivant…Il arrive  quelques minutes après…Plein !! Nos nerfs d’européens commencent à s’éveiller, nous décidons d’aller boire un thé (toujours avec Fougasse avec qui nous sommes désormais intimes et que nous prénommons désormais Fougui), ce dernier est encore plus désolé pour nous que pour lui. Nous prenons le décision de changer de destination et en informons Fougui. Direction Karatu désormais près du parc du Ngorongoro , petite ville. Nous montons dans un bus, sans payer les tickets (eh, un peu expérimentées désormais, en promettant de payer quand le bus démarrera). Bonne décision car Fougui revient en nous disant que notre choix de bus n’était pas terrible car nous n’étions pas là de partir, pas avant une heure et demie. Il est déjà onze heures, aussi nous suivons ses conseils et prenons le bus MTEI, une des meilleures compagnies ici, où nous avons les places du fond et où bien sûr le prix énoncé n’a pas été le prix payé (cette fois en notre défaveur) mais que faire, le bus est déjà loin… Quelle aventure.

Nous arrivons ensuite à Makyuni, intersection où nous devons changer de bus. Nous ne nous laissons pas abattre, avons retrouvé notre bonne humeur et après une petite partie de cartes dans un bar que nous connaissons, nous déjeunons. Puis tranquillou, allons voir si un bus arrive. Je ne peux évoquer ici toutes ces rencontres de gens que nous faisons, dans les rires à chaque fois ! Après avoir hésité entre plusieurs alternatives, nous prenons un petit bus (bondé) pour Karatu. Je suis assise à la pire place : au milieu des sièges devant, ce qui fait qu’il faut se lever à chaque arrêt mais je suis entre deux bonhommes qui me font bien rire alors ce désagrément est très vite oublié ! On fait vite connaissance avec plusieurs personnes dans le bus, une jeune fille nous achète des bananes à Marie et à moi.

Enfin, notre destination : KARATU, victoire !

Un bon soda et ca repart ! Nous rencontrons alors Josephat, gentil garçon qui nous accompagne pour nous montrer la guesthouse où nous allons logé, avec qui nous reboirons une bière quelques jours après.

Et là, un très bon week end s’annonce. Petit bar local où nous trouvons de la nyama choma (viande bœuf ou de chèvre grillée), direction la cuisine pour choisir son morceau et peser, puis une demie heure après c’est prêt ! Et là, ce que nous n’espérions plus arriva, il y avait du vin rouge ! Encore une fois, il est difficile de décrire toutes ces rencontres : deux mamas attablées derrière nous, une serveuse pince sans rire, le cuisinier, quelques guides de touristes (Karatu est l’escale privilégiée des touristes après Arusha).

Vendredi après midi, après avoir lu un petit article dans un livre sur la Tanzanie, nous décidons d’aller au Centre Iraqw d’Art et Culture de Sandemu à environ 5 km de là. De nouveau, un petit bus où nous rencontrons deux jeunes filles qui nous montrent l’arrêt ainsi qu’un Babu rigolo avec plein de ,ais dans sa barbe. Nous voilà au bord d’une route, au milieu de nulle part avec un panneau et voilà. un petit groupe d’enfants nous escorte et nous marchons ainsi deux kilomètres tout en discutant. Ca fait du bien d’échanger avec des enfants sans qu’ils vous demandent de l’argent, un stylo ou un cadeau. Karatu est en effet très touristique et mes concitoyens encouragent cette mendicité en balançant des billets ou stylos par les fenêtres. Je ne suis pas sûre que ces touristes aimeraient voir leurs enfants quémander comme cela sans arrêt ; bref fini pour le coup de gueule, il faut le voir pour le croire.

Je disais donc escortés par quelques enfants, nous arrivons non pas dans une boutique de souvenirs ou dans un petit musée comme nous l’avions peut être imaginé mais dans une maison, chez Gabriel et Pendaeli (amour de Dieu), un couple adorable de Wairaqws, l’ethnie principale de cette région (et aussi de la plupart de mes amis) qui ont choisi de promouvoir le tourisme local. Discussion simple pour s’introduire les uns les autres, on se sent comme à la maison,ils nous expliquent ce qu’ils font, comment est né ce projet. Puis nous partons voir la maison qu’ils ont construite derrière pour montrer comme les gens de cette ethnie vivaient auparavant. Une maison toute décorée, en terre et non en paille (les Masai brûlant les maisons autrefois et ceci est plus difficile à brûler), un coin pour la mère et les enfants, une autre literie pour le père. Démonstration pour écraser les grains de mais en farine, base de la préparation de l’ugali. Marie et moi nous mettons à l’œuvre, pas facile ! Puis petite ballade derrière chez eux, à un endroit etonnant où l’érosion a fait son travail et où nous pouvons voir différentes strates de terre, Gabriel nous explique comment ils ont essayé d’aménager cet endroit pour récupérer au maximum l’eau de pluie qui aide à la fabrication des briques, la terre étant très bonne à cet endroit pour ces matériaux.

Nous nous mettons d’accord pour une randonnée campagnarde près de la forêt du Ngorongoro le lendemain. Cinq bonnes heures de marche à travers les champs de maïs, caféiers, bananeraies, petites habitations modestes et grand contraste lorsque l’on arrive dans un lodge de touristes à….attention les oreilles environ 260 dollars par tête pour dormir une nuit, l’hôtel est complet.

Nous choisissons de dormir chez Gabriel et Pendaeli qui sont si contents de nous recevoir. Habitation modeste mais d’un bon standard pour le pays, sans électricité. Nous inaugurons leur nouveau système d’eau chaude et ils en sont ravis. Ils ont fait ça pour les invités/touristes. L’eau chauffe quand l’on fait la cuisine au charbon à travers les tuyaux d’eau…Et ça marche super bien ! Ensuite, très bon moment autour de la préparation du repas avec les enfants et les parents, on essaie de mettre la main à la pâte, ce qui est très apprécié. Les enfants sont adorables, aident les parents. Tous des garçons, il y a là enfants et petits enfants qui ont souvent le même âge, pas une fille ! Pendaeli nous décrit sa famille, six filles et deux garçons, les deux derniers, leur travail, leur mariage ou non, etc. Elle est contente de recevoir des touristes qui parlent le swahili. On sent qu’ils sont heureux de recevoir. Nous sommes reçues comme des reines. Nous mangeons avec le père et les enfants et la mère un peu en retrait comme le veut la tradition. Le mets est excellent, nous n’avons pas déjeune et la faim commençait à se sentir : de la viande, des pommes de terre, du chou et du riz.

La pluie est tombée toute la nuit et quelle pataugeoire le lendemain pour revenir jusqu’à la route bitumée (car en l’occurrence à Karatu, le bitume est présent, eh oui, fréquentation des touristes oblige !)

 

Retour vers Dareda non sans mésaventures, discussions et rencontres. Changement de bus pour raison de sécurité avec Marie !

Contentes de rentrer à la maison, nous sommes conviées à l’anniversaire de mon petit voisin Inno qui souhaite partager son gateau.

Le dimanche, bon gueuleton à la française, Marie nous a préparé un bon gratin dauphinois, je me suis occupée de la barbaque ! Temps pluvieux, petit film et virée au village l’apm.

 

Retour au boulot le mardi sur les chapeaux de roue !! Bonne semaine !


Publié à 06:04, le 26/03/2008
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coucou ma bonne vieille soeur!! mais je vois ke tout va bien pour toi et que tu profites!t'as bien raison!!! quel bon vivant ce fouguasse!!il est donc là où tu es!!!hihi...jte fais d'énormes bisous!!

Publié par ju à 09:54, 26/03/2008

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félicitations

Salut Céline,
Je suis un gar hongrois. Nous avons rencontré a Arusha, dans l’hotel de l’évêque de Mbulu. Malheuresement nous ne parlons que cinq secondes puis nous devions aller au ville. 
Je suis tres étonne d’écouter quelqu’un Mzungu parler couramment le Swahili! Félicitations! Tu parle tres bien!
Attila

Publié par Attila à 08:39, 24/06/2008

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Hallo?

Tu vis encore? Je m'inquiète un petit peu.
On n'a plus de nouvelles de toi depuis Pâques.
Que se passe-t-il?
Tellement de boulot?
Donne vite des nouvelles stp.

Merci et gros bisous de la lointaine Belgique.

Tonton Jiepie.

Publié par Tonton Jiepie à 03:29, 26/06/2008

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