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Après une grosse semaine de boulot, très enrichissante et aussi un peu frustrante ne comprenant rien par exemple des réunions en swahili (mais il faut en passer par là…), je décide d’accompagner mes collègues allemands (Julius, Hannah et Biny) pour un week end de découverte des peintures sur pierre historiques (genre grottes de Lascaux en plus récents) d’un petit village qui se situe à environ 5 h de route et qui s’appelle Kholo.
Alors, j’essaierai de la faire courte comme promis cette fois-ci : après avoir atteint Babati, gros village à 33km d’ici, le deuxième bus qui doit nous mener à Kholo puis à Kondoa où nous passerons la nuit…est en retard de deux heures et demie (j’en avais déjà ras le bol et me disais « Encore une heure et je rentre à Dareda »)…
A ce moment, le bus arrive mais l’on prend un Dala Dala (je n’y comprends pas grand-chose… Pourquoi prendre un Dala Dala alors que l’on attend depuis deux heures trente le bus ?)…Au passage, un Dala Dala, c’est une sorte de taxi brousse, sorte de camionnette, on touche tous le plafond et on est tous serrés comme des sardines, mais assis. Au bout d’une demie heure de Dala Dala, on descend et on prend le bus initial…Et là l’horreur commence ! Entassés comme des animaux, on reste debout pendant quatre heures de voyages, entre les deux rangées de sièges, entre les femmes debout aussi allaitant leur bébé, ou encore d’autres personnes transportant diverses choses comme des fruits, des matelas ou encore des poulets ! Franchement horrible, des crampes partout, des bleus partout, impossible de tomber cela dit car compressée de partout… Et étonnant aussi, je ne savais pas que je pouvais avoir autant de facultés de contorsions, impressionnant ! En bref : plus jamais ça ! Et je regardais ce vieux Monsieur avec sa canne qui se contorsionnait aussi avec sagesse, ces mamans avec leur bébé pour qui malheureusement il n’existe aucune autre solution de transport...C’est dans ces moments que l’on se rend compte de la chance inouïe que l’on a en Europe d’avoir les moyens de transport que nous avons, que l’on réalise à quel point notre vie est plus facile…Oh si je vous assure, quand on voit quelqu’un de soixante ans vivre ça, et moi à 25 je m’en plains déjà…Bref..Je passe tous les détails, après avoir trouvé un hôtel correct, nous être remis de nos émotions, avoir été saoulé par un poivrot pendant tout le déjeuner, on se rend compte qu’il n’y a pas d’autre bus pour le retour de demain que ceux de 5h30 a.m et de 10h a.m (hélas impossible de le savoir avant d’être arrivés, eh non, y a pas les horaires sur internet ici !)…Ayant chacun des obligations le lundi, on ne peut se permettre de prolonger le week end et on est contraint de rentrer à Dareda…en passant par la case départ sans avoir vu les peintures de Kholo ! Je propose alors une option pour le soir : se saouler, histoire d’être un peu moins verts ! :- ; 
Pendant que les allemands choisissent d’aller voir d’autres compagnies de bus et envisagent d’autres solutions, je m’assoie sur un petit pont en pierre (et non de bois) et me mets à discuter (en swahili SVP !) avec deux fillettes d’environ 8 et 4 ans qui par leur grand sourire me requinquent un p’tit peu (bien qu’en fait le moral ne soit pas tombé bien bas pour ma part !)
Se rendant compte qu’il n’y a aucune autre solution, et après avoir réservé 4 places assises dans le bus pour Babati pour le lendemain, les allemands semblent avoir un penchant pour ma proposition, c’est ainsi que nous finissons la journée autour de bières bien fraîches… Le dimanche, départ 5h30 A.M pour Babati, voyage merveilleux (ironique bien sûr), très brutal mais assis (tout au fond du bus, je vous laisse imaginer la quiétude de notre voyage !!)…
Je contemple quand même le lever du soleil dans la savane africaine et je suis abasourdie devant la largeur des baobabs, malheureusement, je n’ai pas pu en prendre un en photo mais j’y compte bien !
En résumé, week end transports en commun détestable ! Eh oui…C’est aussi ça l’Afrique…Mais de toute expérience, chacun s’enrichit à sa façon pour le futur…C’est ainsi que je vois la chose ! Demain sera un autre jour… |